Sanogo Habib, directeur général de l’Injs : « Ce qui a changé au niveau de l’institut… » Sanogo Anzoumana Habib, directeur général de l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs) à Marcory, depuis décembre 2012, a décidé de se confier.

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Qu’est-ce qui a changé, depuis que vous êtes directeur de l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs) ?

Depuis notre arrivée, beaucoup de choses ont changé. Aujourd’hui, tous ceux qui ont connu cet institut il y a 10 ans sont éblouis par ce changement au niveau des infrastructures. Notamment le legs des 7es jeux de la Francophonie. Au plan académique également, depuis sa création en 1961 et depuis l’avènement en 1980 de la Licence des Sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps), nous avons aujourd’hui la Licence au niveau des Sciences et technologies de l’animation socio-éducative (Stase). L’Injs dispose de deux écoles : l’Ecole normale supérieure d’éducation physique et sportive et l’Ecole normale supérieure d’éducation permanente. En plus des Licences, nous avons le système Lmd (Licence master et doctorat) avec quatre spécialités. Aujourd’hui, en plus des étudiants formés pour être des professeurs de lycée et collège, il y a également l’entraînement sportif. L’Injs est en mesure de former des entraîneurs de haut niveau dans plusieurs disciplines. Nous avons des activités physiques adaptées aux handicapés psychomoteurs, etc. A l’Injs, il y a actuellement la formation en management de sport qui prend en compte l’économie du sport, la gestion des infrastructures sportives, la gestion des évènements sportifs et le droit du sport qui sont des spécialités.
Quatre ans après la fin des Jeux de la Francophonie à Abidjan, quel est l’héritage en termes d’infrastructures ?
Pour les Jeux de la Francophonie organisés en 2017, nous avons obtenu des infrastructures d’hébergement, 4004 lits, avec 33 bâtiments modulables, deux terrains de basket refaits, un de handball et de volley, sans oublier un gymnase multisports et un autre avec plusieurs fonctions, notamment une salle de lutte, une salle de gymnase, une salle de danse, une salle de judo et une autre salle de conditionnement physique.
Quelles sont les disciplines que pratique l’Injs ?
Aujourd’hui, l’Injs est champion de Rugby chez les dames, champion en hommes de Volley et vainqueur de la Coupe nationale…Nous sommes 3e au niveau du volley chez les dames. Dire qu’il y a à peine deux ans que nous avons mis en place cette équipe de volley. Nous montons progressivement notre équipe de handball, notre équipe de Basket vient de se qualifier pour la seconde division. Je pense bien que progressivement, nous allons participer aux sports civils puisque nous sommes un laboratoire de sport.
Quelles sont vos relations avec les Fédérations nationales qui occupent vos différents sites à l’Injs ?
Il faut dire qu’avec le centre national des sports de haut niveau que nous avons en notre sein, ce centre en question est au carrefour de toutes les Fédérations. Nous avons également des techniciens de grandes qualités qui ont fait leur preuve tant au plan national qu’international. Ce centre national de haut niveau à un partenariat avec les Fédérations sportives que nous accompagnons. Tant dans la préparation de leurs athlètes, tout comme dans la conception des batteries de tests pour la détection des enfants par exemple. Aujourd’hui, ce centre, avec les différents directeurs techniques nationaux des Fédérations, a harmonisé la méthodologie de la détection de ces enfants dans les différentes disciplines. Ceci pour vous dire que nous avons d’excellents rapports avec les différentes Fédérations sportives.
Quels sont vos rapports avec les étudiants?
Je leur tiens un langage de vérité. Nous avons été tous jeunes, donc nous comprenons leur langage et leur esprit. Il faut être franc avec eux. On a l’avantage qu’ils sortent tous comme fonctionnaires de l’Etat donc il n’y a pas de taux de chômage. L’employabilité est à cent pour cent. Ensuite, ils sont dans un domaine de formateur des formateurs. Il y a aussi la qualité des enseignements.

On annonce un partenariat avec un club portugais. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Il s’agit du Benfica de Lisbonne. Alors, c’est un engagement personnel du président de la République, Son excellence Alassane Ouattara, avec son homologue du Portugal pour la création en Côte d’Ivoire d’une académie de football. Le premier partenaire désigné c’était le Sporting de Lisbonne et, quand il y a eu le changement de gouvernance à la tête de ce club, la création de cette académie n’était plus donc une priorité. Notre représentation diplomatique au Portugal a pu recontacter le 2e club phare de Lisbonne qui est le Benfica. Aujourd’hui, je peux vous assurer que les choses vont démarrer dans les semaines à venir. Puisque tous les contrats et les engagements de l’Etat de Côte d’Ivoire ont été quasiment signés et formalisés sous la coupe du Cnpp (Ndlr : Comité national de partenariat privé et public) qui va encadrer le montage du dossier. L’Etat a pratiquement décaissé les fonds. C’est la signature du ministre des finances qui reste pour le début du projet.

Concrètement, que gagne la Côte d’Ivoire ?
Il s’agit de détecter 10 mille enfants donc ce sont les U12, U14 et les U.16. Nous aurons cinq mille enfants à Abidjan et cinq mille à l’intérieur, par l’intermédiaire des Ligues de football afin de retenir 74 enfants en tout. Ils seront logés, nourris, avec l’appui des techniciens portugais et ivoiriens. L’avantage sera d’organiser un championnat de jeunes avec la Fédération ivoirienne de football. Les pensionnaires de ce centre sont destinés premièrement à la sélection nationale de Côte d’Ivoire. Dans le contrat, il leur est interdit de changer de nationalité et d’aller sous d’autres cieux. Les meilleurs iront d’abord au Benfica ou dans d’autres clubs européens. Et ceux pour qui ça n’aura pas marché viendront alimenter le championnat national. Ils seront donc mis à la disposition des clubs ivoiriens afin de relever le niveau de l’élite du football.

Quelles sont les conditions pour entrer à l’Injs ?
D’abord, il faut être titulaire du Baccalauréat, toute série. Il y a des conditions au niveau de l’âge, du diplôme, un test d’aptitude médicale assez poussé. Par la suite, on se soumet aux conditions d’épreuves écrites et orales. Après, quand vous êtes bon, vous êtes retenu pour faire la formation.

Combien de temps dure la formation à l’Injs?
Ceux qui font le professorat de lycée, c’est cinq ans puisqu’il s’agit du Master, donc trois ans pour la Licence et deux ans pour le Master 1 et le Master 2. Il y a le professorat de collège qui est sanctionné par la Licence, la formation dure trois ans. A côté, nous avons des étudiants qui sont recrutés par la fonction publique. Les maîtres d’Eps et les maîtres d’éducation permanente. Il y a les maîtresses adjoints d’éducation permanente, il y a également les conseillers. C’est-à-dire ceux qui sont maîtres, après quelque trois années à la fonction publique, passent un concours professionnel. Sans oublier les inspecteurs de la jeunesse. Je demande aux jeunes de venir passer le concours parce que nous sommes dans l’année de la jeunesse.

Interview réalisée par
André Haba

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