Paris, le 13 juillet 2025 – Un acte de courage exceptionnel sera célébré ce dimanche à Paris. Le préfet de police, Laurent Nuñez, remettra une distinction honorifique à Fousseynou Cissé, agent municipal de 39 ans, en reconnaissance de son héroïsme lors d’un incendie survenu le 4 juillet dans le XVIIIe arrondissement.
Ce jour-là, un incendie s’est déclaré dans un immeuble de la rue de la Chapelle, piégeant une famille au sixième étage, leur appartement envahi par une fumée dense. Sans équipement, ni formation de pompier, Fousseynou Cissé n’a pas hésité à agir. Il s’est lancé sur une étroite corniche, à plusieurs dizaines de mètres du sol, pour atteindre la famille en détresse. Dans un calme saisissant, il a réussi à guider les occupants – enfants compris – vers un appartement voisin, à l’abri du danger.
« Il n’y avait pas d’issue. Ça pouvait les asphyxier. Du 6e jusqu’au rez-de-chaussée, si tu tombes, tu meurs », confie-t-il simplement, mesurant la gravité de la situation et les risques qu’il a pris.
Depuis ce geste héroïque, les hommages pleuvent. Le président Emmanuel Macron lui a personnellement téléphoné pour saluer son courage : « Il m’a félicité, m’a remercié. J’avais la chair de poule », raconte Cissé avec émotion. Le chef de l’État l’a également convié à assister au défilé du 14 Juillet en tribune officielle, une reconnaissance rare.
La maire de Paris, Anne Hidalgo, a pour sa part décerné à Fousseynou Cissé la médaille Grand Vermeil, la plus haute distinction de la Ville de Paris, soulignant « un acte héroïque incroyable » et « un sang-froid extraordinaire ». Elle a aussi annoncé sa titularisation comme agent municipal et apporté son soutien à sa demande de naturalisation.
Arrivé en France en 2020 en provenance du Sénégal, Fousseynou Cissé incarne les valeurs de solidarité, de courage et d’altruisme. Grâce à son intervention, une famille est aujourd’hui saine et sauve. Et peut-être bientôt, la France comptera officiellement parmi ses citoyens un héros venu d’ailleurs, désormais profondément ancré dans le cœur des Parisiens.
P.K.
Source: Le Parisien