Dans le cadre de son programme culturel intitulé : « La destinée de l’enfant prodige », Albert Tano Adou, écrivain et praticien, souhaite s’engager auprès des jeunes étudiants en médecine, dans le but de pérenniser les savoirs ancestraux et les visions spirituelles de l’Afrique. C’est ce qu’il a récemment exprimé à Abobo, lors d’une rencontre avec quelques étudiants. Selon lui, depuis l’aube des civilisations, les chercheurs ont porté une attention particulière aux contextes culturel, spirituel, divin et historique dans lesquels s’inscrit la pharmacopée. Cette étude, profondément ancrée dans des siècles de connaissances ancestrales et de pratiques médicales, cherche à explorer les liens entre les plantes, la spiritualité et la guérison dans diverses cultures à travers le monde. Selon Albert Tano Adou, la pharmacopée, qu’elle soit traditionnelle ou moderne, ne se limite pas à l’utilisation de substances naturelles à des fins thérapeutiques. Elle est étroitement liée aux croyances et aux savoirs transmis de génération en génération, souvent par voie orale. Ces pratiques ne sont pas simplement issues d’une observation minutieuse de la nature. Mais elles sont aussi le reflet des visions spirituelles et des systèmes de pensée qui ont façonné les sociétés humaines à travers les âges. Ce programme vise à récompenser les meilleurs étudiants en médecine, en particulier ceux qui se distinguent par leurs découvertes et innovations dans leurs thèses, tout en restant fidèles à l’esprit des valeurs ancestrales et des visions spirituelles, a-t-il conclu.
A.C.