Cinq mois après l’annonce de cette initiative, le Bureau Ivoirien pour la Promotion de l’Intégration Africaine (Bipia) a ouvert, ce lundi 28 avril 2025, sa première formation « à la carte » à l’attention du corps préfectoral. Cette session inaugurale, qui s’est tenue au siège de l’institution à Cocody Angré, est consacrée à la gestion des conflits — une thématique majeure pour la stabilité et le développement des régions.
La formation, qui s’étend sur trois jours, réunit des sous-préfets et des secrétaires généraux de préfecture. Elle vise à renforcer les compétences des autorités locales en matière de résolution de conflits, en leur fournissant des outils pratiques et adaptés à leurs réalités de terrain.
La cérémonie d’ouverture a été honorée par la présence de Gou Kouamé Philipe, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur. Il a insisté sur « l’importance capitale » de cette formation conçue sur mesure, soulignant qu’elle permettra aux préfets de mieux anticiper, gérer et résoudre les conflits au sein de leurs circonscriptions.

Moussa Mama, directeur général du Bipia, a mis en avant la pertinence de cette initiative innovante. Selon lui, elle répond à un besoin clairement identifié : doter les responsables locaux des compétences nécessaires pour analyser les tensions et y apporter des solutions efficaces. « La gestion des conflits est une compétence incontournable pour les représentants de l’État sur le terrain. Qu’il s’agisse de litiges fonciers, de tensions intercommunautaires ou de désaccords sur l’exploitation des ressources naturelles, il est essentiel d’intervenir de manière impartiale et constructive », a-t-il déclaré.
Conscient du rôle clé que joue le corps préfectoral dans le maintien de la cohésion sociale, le Bipia a conçu un programme de formation adapté aux défis quotidiens de ces agents de l’État. L’approche « à la carte » adoptée se traduit par une pédagogie interactive : modules pratiques, études de cas concrets, échanges d’expériences… autant de leviers pour favoriser une appropriation réelle des compétences.
Cette première session illustre l’engagement du Bipia à accompagner de façon pragmatique les acteurs de terrain, véritables relais de l’autorité publique. En misant sur le développement du capital humain au niveau local, le Bipia ambitionne de contribuer activement à la construction d’une Afrique plus forte, plus pacifique et résolument tournée vers l’intégration régionale. L’objectif ultime est clair : faire des sous-préfets des artisans de la paix et de l’unité au cœur de leurs communautés.
P.K.