Dans le sillage de son plan d’action 2026, le Préfet du département d’Adiaké, Monsieur Koffi Yao Kan Claude, a entrepris une manœuvre de stabilisation sociopolitique d’une envergure inédite.
Après avoir posé les bases des droits et devoirs des chefs le 11 février dernier, l’autorité préfectorale s’attaque désormais au “nœud gordien” du développement local : la cohabitation tumultueuse entre les chefferies traditionnelles et les mutuelles de développement.
Le diagnostic, opéré suite à une tournée départementale exhaustive, est sans appel : un climat de méfiance paralyse de nombreuses localités. Les notes de terrain révèlent des frictions persistantes où l’immixtion des mutuelles dans le choix des autorités coutumières, voire dans la gestion quotidienne des villages, fragilise l’ordre social.
À l’inverse, les cadres et mutuelles dénoncent une gestion parfois « opaque et unilatérale » de la part des autorités traditionnelles. Face à ce miroir aux alouettes, le Préfet a choisi la voie de la pédagogie républicaine.
Réunissant près de 80 personnes dont les présidents et représentant de mutuelles, les Sous-Préfets et le Roi Nanan Fian, le Préfet a tenu à recadrer les missions de chacun.
Pour l’administrateur, la mutuelle n’est pas un contre-pouvoir, mais un levier stratégique. Son rôle doit se borner au conseil, à la diplomatie et à la recherche de financements extérieurs pour le compte du village. En aucun cas, elle ne doit se substituer à l’autorité du chef, dont la légitimité est désormais “cristallisée” par l’arrêté de nomination.
LES MESURES DE RUPTURE POUR 2026
Pour restaurer l’harmonie, le Préfet a arrêté une batterie de mesures fermes notamment ,
La formalisation intégrale : Toutes les mutuelles de développement doivent désormais être légalement déclarées.
Ensuite un Séminaire de renforcement sera organisée pour enseigner les limites de chaque compétence.
Et enfin une médiation préfectorale pour enclencher un processus de résolution systématique des différends pour apaiser les villages en conflit.
Cette “Méthode Koffi Yao Kan Claude” ne s’arrête pas là. Elle s’inscrit dans un plan d’action global pour 2026, prévoyant des consultations avec toutes les couches socio-économiques et culturelles du département.
L’ambition est claire : transformer la chefferie en un socle stable et la mutuelle en un moteur de croissance, sous l’œil vigilant de l’État.
À Adiaké, l’ère de la gestion “à vue” et des rivalités de clochers semble toucher à sa fin. En imposant la transparence aux chefs et la réserve aux cadres, le Préfet Koffi Yao Kan Claude dessine les contours d’un développement inclusif où la tradition ne subit plus la modernité, mais s’en sert comme boussole. Une révolution administrative qui fait d’Adiaké le nouveau laboratoire de la cohésion nationale.
Sercom