Assalé Tiémoko, le maire sorti, que dis-je, le maire sortant de Tiassalé s’est une fois de plus offert tristement en spectacle. Il a encore effectué une sortie qui laisse entrevoir clairement la peur panique qui s’est emparée de lui. Une peur panique qui met à mal aussi bien sa sérénité que sa lucidité. Qu’arrive-t-il à Assalé Tiémoko ? Une question que se posent bien d’Ivoiriens, depuis que la Commission électorale en charge des élections a ouvert le processus devant conduire aux prochaines joutes. Car, rien, absolument rien ne saurait justifier ses différentes publications qui n’ont autre fondement que celui de chercher à nuire à ses farouches adversaires. Son désir ardent d’être un candidat unique à ces élections municipales du samedi 2 septembre prochain ne saurait être une explication. « Une certaine catégorie de gens ont décidé de m’abattre, de me faire taire, de me retirer la légitimité qui me permet de parler au nom des populations », soutient-il après avoir été recadré par la Commission électorale indépendante (Cei) qui, ayant été saisi de ses manœuvres pour tenter d’écarter ses redoutables adversaires, lui a raisonnablement demandé de le faire dans les urnes. Où est donc le problème ? Qui peut avoir intérêt à l’abattre, lui qui ne représente plus rien dans ce pays ? L’éléphant déchaîne dont il s’est servi pour semer la terreur au sein des opérateurs économiques a mis la clé sous le paillasson quand il est convaincu de perdre la mairie de Tiassalé. Au nom de quelles populations parle-t-il ? Les populations de la commune de Tiassalé le cherchent ‘’avec torche’’ pour venir leur donner des explications sur des actes qu’il a posés dans le cadre de sa gestion. A la vérité, le maire sortant a tout essayé pour salir l’image d’un adversaire qu’il ne veut point du tout affronter dans les urnes. Sinon, comment comprendre qu’en prélude à l’élection municipale du 2 septembre, une compétition saine qui verra les urnes départager les différents candidats en lice, Assalé Tiémoko ne cesse de manœuvrer en vue d’obtenir l’élimination ‘’ sur papier’’ de cet adversaire qui trouble son sommeil. D’abord, c’est une sortie dans laquelle il accusait celui qui a tous les atouts et toutes les prédispositions pour être son successeur à la tête de la mairie d’avoir convoyé des électeurs venus d’Abobo pour se faire enrôler à Tiassalé. Contre toute attente, il reconnait, quelques temps après dans une autre publication, avoir dit faux, fait des accusations sans pouvoir apporter des preuves. Avouant à la limite que la fraude alléguée était une vue de son esprit. Alors que l’on pensait que les déclarations grotesques, burlesques avaient ainsi fait place à la sagesse, c’est plutôt à une autre invention de son imagination fertile que l’on a droit. Il pointe encore du doigt son redoutable adversaire, dénonçant, selon lui, le fait que celui-ci mène des activités autres que ces activités professionnelles.
Lamentations d’un élu conscient de sa décadence
C’est une gifle qui lui sera administrée par l’Etat de Côte d’Ivoire, à travers le ministère du Budget et du portefeuille de l’Etat, qui a distingué ce dernier pour avoir été élu dans le trio des meilleurs Daf des ministères de Côte d’Ivoire pour l’exercice 2022. Mieux, le récipiendaire, depuis quelques années, a toujours fait partie des cinq meilleurs Daf de ce pays. Peut-on prendre de telles raclées et ne pas se taire ? Hélas, mille fois hélas, « il n’y a jamais deux sans trois », dit l’adage. Il sort donc de son laboratoire d’inventions de faits une autre trouvaille. Elle porte sur une prétendue inéligibilité de ses adversaires aux municipales pour n’avoir pas participé aux sessions du conseil municipal sortant. Echec et mat ! La Cei l’invite à se soumettre au verdict des urnes. « C’est dans les urnes que vous devez vous éliminer », l’exhorte l’instance en charge de l’organisation desdites élections. D’où vient donc le fait que monsieur le maire veut faire croire que sa tête est mise à prix. Il prétend vouloir procéder à la transformation morale, à la construction morale. Pour ces contemporains, le patron du défunt éléphant déchaîné ne peut tenir un tel discours. Car, ils sont nombreux ces opérateurs économiques prêts à témoigner, prêts à évoquer le calvaire que cet ancien patron de presse leur a fait vivre. Sous lui, ont affirmé certains, le chantage avait atteint son apogée. Pour ce qui concerne les populations de Tiassalé, elles l’attendent pour lui demander des explications relativement à certains actes posés dans le cadre de la gestion communale. Notamment les lots qu’il s’est indûment attribués après le lotissement Symbiose. Une action en justice a même été initiée par Ablé Kouamé Koffi, chef de la famille N’Dro de Tiassalé. Les populations veulent savoir ce qu’il en est des cinq hectares de tecks dont les pieds âgés de 4 à 6 ans ont été coupés et livrés à une scierie de la ville. Malgré l’opposition des structures syndicales des Eaux et forêts. La ville est insalubre, elle ressemble à un dépotoir à ciel ouvert avec des caniveaux qui n’ont jamais été curés, des rues impraticables. Surtout en cette saison de pluie. Un résident qui ne croyait pas si bien dire ironisait en indiquant que pendant la pluie, l’impression qui se dégage, c’est que le Baandama est sorti de son lit. C’est cela la vérité implacable que s’évertue à fuir le maire sortant. A coup sûr, il n’échappera pas au ‘’gôpô’’, cette épreuve de la vérité qui le rattrapera bientôt. Tout le reste n’est que lamentation d’un élu conscient de sa décadence.
Michel David B.
Expert en communication et relations extérieures