Celle qui a décidé de donner sa vie à Jésus-Christ dans un passé récent, a livré un témoignage sans filtre sur son parcours spirituel, évoquant des dérives et des pressions subies auprès de certains “pères spirituels” lors d’un live diffusé sur ses propres canaux de réseaux sociaux. Claire Bailly, s’est décrite comme une chrétienne autrefois zélée, affirmant avoir longtemps suivi aveuglément des hommes de Dieu. « Quand tu es zélé et que tu tombes sur les faux pères spirituels, on t’induit en erreur », a-t-elle déclaré, estimant que certains conseils reçus ont semé la confusion dans sa vie personnelle et professionnelle.
Elle confie avoir vécu dans un climat de restrictions, se croyant “à part”, au point d’adopter une posture de jugement envers les autres. « À un moment donné, je pensais que j’étais mieux que les autres. J’ai vexé beaucoup de personnes », a-t-elle reconnu, citant notamment ses contradictions vis-à-vis de la consommation d’alcool. L’un des passages les plus marquants concerne sa vie familiale. Claire Bailly admet avoir privilégié l’Église au détriment de son foyer, aujourd’hui fragilisé.
Elle révèle également avoir investi dans un magasin de vêtements pour enfants avant qu’on ne lui affirme que ce projet n’était “pas la volonté de Dieu”. Désormais, elle annonce un tournant radical : ne plus fréquenter de programmes chrétiens ni dépendre d’un leader spirituel. « Croyez en Dieu, mais pas aux pères spirituels », insiste-t-elle, affirmant vouloir vivre sa foi librement, sans intermédiaire. Son témoignage relance le débat sur l’influence de certains leaders religieux dans la vie privée de leurs fidèles.
P.K.