Le Sénat de Côte d’Ivoire s’est illustré de belle manière lors de la 6ᵉ édition de la Grande nuit du patrimoine archivistique, en remportant le Super Prix Alassane Ouattara.
Organisée le vendredi 28 août 2026 à Abidjan-Plateau par l’Association des jeunes archivistes de Côte d’Ivoire (AJACI), la 6ᵉ édition de la Grande Nuit du Patrimoine Archivistique a réuni plusieurs acteurs publics et privés engagés dans la modernisation de la gouvernance documentaire.
Cette édition a mis l’accent sur la transformation numérique des archives et l’apport des nouvelles technologies. Le Sénat de Côte d’Ivoire, représenté par le sénateur Goueti Bi Soho Charles, a été distingué pour la qualité de son système de classement et surtout pour les efforts consacrés à la numérisation de ses archives législatives et institutionnelles.
Une reconnaissance accueillie avec satisfaction par le représentant de la présidente du Sénat, Kandia Camara. « C’est un sentiment de fierté et de joie. Ce prix témoigne du travail rigoureux accompli au Sénat sous la conduite de Madame la Présidente », a-t-il déclaré.
Selon lui, la modernisation du système documentaire permet désormais d’améliorer la traçabilité des activités parlementaires. « Aujourd’hui, l’ensemble des activités et des dossiers parlementaires sont informatisés pour garantir la traçabilité et la mémoire du travail législatif », a-t-il ajouté.
Placée sous le parrainage du Dr Édouard Fonh-Gbéi, directeur général du Comité national de télédétection et d’information géographique (Cntig), la cérémonie a également permis d’aborder les perspectives du métier d’archiviste à l’ère du numérique. Le parrain a appelé les professionnels à renforcer leur maîtrise des technologies émergentes, en particulier l’intelligence artificielle et les données géospatiales. Il estime que ces outils peuvent permettre de transformer les données documentaires en connaissances numériques accessibles et exploitables. « La gestion des données fait désormais partie intégrante des Tic », a-t-il souligné, considérant la transition numérique comme un levier économique pour la Côte d’Ivoire, tout en contribuant à une meilleure protection des données personnelles.
Pour Charles Kouassi, président du comité exécutif de l’AJACI, cette édition illustre la maturité croissante de la profession archivistique en Côte d’Ivoire. Il a cité la validation de plusieurs projets de l’association par le Conseil international des archives (Ica), ainsi que l’attribution d’un prix international à l’Université d’Alexandrie. Il a toutefois appelé à accroître les investissements dans les infrastructures et la formation. « Les archives constituent, au-delà des documents conservés, la mémoire vivante de la nation, essentielle à la continuité de l’État, à la transparence administrative et à la transmission de l’histoire », a-t-il conclu.
Les distinctions ont été attribuées dans plusieurs catégories dont l’administrations publiques ; l’administrations privées ; les institutions d’État et de la République ; les organismes et institutions internationales ; le prix du mérite individuel et le prix d’Honneur.
Pacôme Koffi