La cour royale de Grand-Bassam, au quartier France, a accueilli samedi, 29 août 2026, la cérémonie officielle de lancement de l’Abissa 2026, l’un des grands rendez-vous culturels du peuple n’zima kôtôkô de Côte d’Ivoire. Dans une ambiance chaleureuse, autorités traditionnelles, responsables politiques, cadres et populations ont donné le coup d’envoi d’une édition placée sous le signe de la transmission et du vivre-ensemble.
La cérémonie s’est déroulée en présence de Sa Majesté Awoulaé Amon Tanoé, roi des N’zima Kôtôkô et président de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, de la reine mère, de notables et de cadres n’zima de Côte d’Ivoire et du Ghana. L’artiste-chanteur Meiway était également présent.
Fidèle au protocole ancestral, la cérémonie a débuté par la traditionnelle « demande des nouvelles », préalable à toute action importante dans la tradition n’zima. Cette étape symbolique a précédé l’annonce officielle du lancement de l’Abissa 2026.
Pour Jean-Baptiste Amichia, président du comité d’organisation, l’Abissa constitue bien plus qu’une manifestation festive. « L’Abissa est une tradition vivante, c’est notre vie même », a-t-il affirmé, tout en soulignant son rôle dans la préservation et la transmission des savoirs ancestraux.
Représentant le maire de Grand-Bassam, Mockey Édouard a réaffirmé le soutien de la municipalité à cette nouvelle édition. « L’Abissa guérit, rassemble et corrige », a-t-il déclaré, avant de mettre en avant sa dimension spirituelle et sociale.
Prévue du 25 octobre au 8 novembre 2026, l’édition est placée sous le thème : « L’Abissa, un creuset de valeurs universelles et de développement durable ».
La cérémonie s’est achevée dans une ambiance festive avec une prestation des filles de la cour royale, qui ont exécuté le N’dogbolé, danse traditionnelle de réjouissance n’zima. Un lancement qui donne ainsi le ton d’une édition dédiée à la cohésion sociale, à la transmission et à la valorisation du patrimoine culturel.
P. Koffi