Une convention tripartite a été signée au siège du Bureau ivoirien du droit d’auteur.
Le jeudi 11 février 2025, le Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida) a marqué un tournant important dans son engagement pour la protection des droits d’auteur en Côte d’Ivoire. L’institution a signé deux nouvelles conventions avec des établissements publics nationaux, à savoir le Centre hospitalier universitaire (Chu) d’Angré et l’Office ivoirien de la propriété intellectuelle (Oipi). Ces accords illustrent une avancée significative dans le respect des droits des créateurs et dans la mise en œuvre de la législation en vigueur, notamment la Loi N° 2016-555 du 26 juillet 2016. En acceptant le principe du paiement du droit d’auteur, ces deux institutions contribuent activement à la juste rémunération des artistes et créateurs, tout en affirmant leur volonté de promouvoir la culture ivoirienne. Concrètement, ces établissements auront désormais accès à l’intégralité du répertoire du Burida pour diffuser des œuvres littéraires et artistiques dans leurs locaux ainsi que dans le cadre d’événements promotionnels. Le directeur général du Burida, Karim Ouattara, a salué l’engagement des deux institutions, qualifiant ces accords d’« acte citoyen ». Il a exprimé sa gratitude envers les directeurs généraux du Chu d’Angré et de l’Oipi, soulignant que ces initiatives participent activement à la valorisation du patrimoine culturel ivoirien. Il a également appelé les autres établissements publics et les utilisateurs d’œuvres protégées à respecter la législation sur le droit d’auteur, afin de garantir une rémunération équitable des créateurs. Moussa Diabaté, directeur général du Chu d’Angré, a exprimé sa volonté d’encourager ses collègues du secteur médical à suivre cet exemple. Il a souligné que ce partenariat avec le Burida favoriserait une meilleure reconnaissance des artistes et permettrait à ces derniers de vivre dignement de leur art. Assandé Koffi Paul, directeur général de l’Oipi, a rappelé l’importance du respect du droit d’auteur comme levier pour le développement des artistes. Pour lui, cet engagement s’inscrit pleinement dans les missions de son institution et est un facteur essentiel de l’épanouissement de la création artistique. Le Burida a d’ores et déjà annoncé son intention de poursuivre cette dynamique en élargissant ses partenariats avec d’autres structures publiques et privées. L’initiative vise à renforcer la valorisation des œuvres créées en Côte d’Ivoire et à consolider la place de la culture dans le développement économique et social du pays.
Pacôme Koffi
Source : Sercom