La 14ᵉ édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan (Masa), prévue du 11 au 18 avril 2026, a été officiellement lancée à Abidjan.
Le lancement officiel de la 14ᵉ édition du Marché des arts du Spectacle d’Abidjan (Masa) s’est tenu le jeudi 12 février 2026 à la salle des Fêtes du Sofitel Hôtel Ivoire, en présence de Françoise Remarck, ministre de la Culture et de la Francophonie, de Siandou Fofana, ministre du Tourisme et des Loisirs, de Jean-Louis Moulot, ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, et de l’ambassadeur du Brésil en Côte d’Ivoire, SEM José Carlos de Araújo Leitão.
Françoise Remarck a salué un « rendez-vous majeur des industries culturelles africaines et internationales ». Elle a rappelé que le Masa incarne la vision d’industries culturelles africaines structurées, professionnelles et ouvertes sur le monde, tout en restant ancrées dans les identités ivoiriennes et africaines. Sous l’impulsion du Président Alassane Ouattara et du Premier ministre Robert Beugré Mambé, le gouvernement a engagé des réformes pour renforcer le cadre juridique du secteur, reconnaître le statut de l’artiste et améliorer les conditions de vie des créateurs.
Le directeur général du Masa, Abou Kamaté, a invité à « rêver d’une Afrique qui crée, innove et rayonne ». Placée sous le thème « Les arts du spectacle en Afrique : outils d’intégration économique et sociale », l’édition 2026 réunira environ 120 groupes artistiques et plus de 150 programmateurs internationaux issus d’une cinquantaine de pays. « Au-delà des spectacles, le Masa est aussi un espace de réflexion et d’échanges professionnels. Des colloques, panels et rencontres B2B permettront de transformer la créativité en opportunités concrètes », a-t-il expliqué.
Avec le Maroc comme pays invité d’honneur et le Brésil comme invité spécial, le Masa 2026 ambitionne d’accueillir plus de 2 000 artistes et près de 500 000 visiteurs. Entre Masa Marché et Masa Festival, villages thématiques au Palais de la Culture et déploiement dans les communes d’Abidjan (Abobo, Yopougon et Port-Bouët), l’événement confirme sa dimension populaire et professionnelle, faisant d’Abidjan la capitale africaine des arts vivants.
Pacôme Koffi