Le top départ de la 7e édition du Cokotcha Festival a été donné ce samedi 4 avril 2026, à l’orphelinat de garçons de la ville historique de Bingerville. Organisé par la Fondation Hagobet, cet événement revêt cette année une dimension particulière, marquant également les 10 ans d’engagement social de la fondation en faveur des couches vulnérables.
Placée sous le thème « Agro-business et arts culinaires du terroir », cette édition transforme Bingerville en un véritable carrefour culturel. Pour le commissaire général, Ahin Assemian Jean Tchimou, l’ambition est claire : valoriser la richesse agricole ivoirienne tout en préservant le savoir-faire ancestral. « Le Cokotcha est bien plus qu’un plat, c’est un symbole de partage, de convivialité et de cohésion sociale », a-t-il affirmé.
Cette année, le festival met à l’honneur deux communautés, les Guéré et les Dida. Entre rythmes traditionnels, tenues d’apparat et spécialités culinaires, les festivaliers sont conviés à une immersion culturelle riche et authentique. Présent à la cérémonie d’ouverture, le Chef Abou Goua Mathieu, désigné « Personnalité Cokotcha 2026 », a salué une initiative qui renforce le vivre-ensemble et promeut les valeurs culturelles ivoiriennes.
Les festivités se poursuivent jusqu’au lundi de Pâques, avec un programme dense. Le dimanche 5 avril est consacré au brunch des communautés invitées, suivi de prestations artistiques.
Quant au lundi 6 avril, il sera marqué par le concours d’apparats traditionnels et d’art oratoire, la remise du Prix Cokotcha 2026, des dons aux pensionnaires de l’orphelinat, ainsi qu’un grand buffet final accompagné d’un concerto spécial terroir. En conjuguant gastronomie et action sociale, le Cokotcha Festival s’impose désormais comme un rendez-vous incontournable à Bingerville, faisant de la culture un puissant vecteur de fraternité et de solidarité.
Pacôme Koffi