En marge du Salon international de l’agriculture et des ressources animales (Sara 2025), les acteurs de la filière cajou se sont réunis le samedi 24 mai 2025 au Parc des expositions d’Abidjan, pour un échange stratégique autour du thème : « La compétitivité de l’industrie locale du cajou face aux défis du marché international ». Ce rendez-vous, initié par l’Organisation interprofessionnelle agricole du secteur anacarde de Côte d’Ivoire, a permis de faire le point sur les avancées du secteur et d’identifier les leviers d’amélioration pour une meilleure insertion sur le marché mondial. Bêh Soro, Pca de l’Oia anacarde, a mis en lumière les efforts déployés par les acteurs nationaux pour hisser la filière à un niveau de transformation locale sans précédent. « Aujourd’hui, nous sommes au-delà de 40% de transformation de la noix de cajou. Pour 2025, notre ambition est d’aller encore plus loin. Il s’agit pour nous, acteurs locaux, de nous insérer pleinement dans cette chaîne afin de profiter de la volonté politique affirmée de l’État », a-t-il souligné. Selon lui, la qualité de la noix de cajou reste l’élément déterminant pour rendre l’industrie locale plus compétitive. Les producteurs sont ainsi exhortés à redoubler d’efforts pour améliorer les standards de production, condition sine qua non pour accéder à la valeur ajoutée générée par la transformation. « C’est seulement la qualité qui pourra nous permettre de relever les défis à l’international », a insisté Bêh Soro. L’interprofession travaille également à faciliter la conversion des producteurs en transformateurs, en les accompagnant dans la mise en place d’unités locales de transformation. L’objectif selon Bêh Soro est de démocratiser l’accès à la transformation, notamment pour les acteurs nationaux, et de permettre à tous de bénéficier des opportunités économiques offertes par cette filière. Cette rencontre a aussi été l’occasion d’aborder des questions sensibles, telles que la fuite des noix brutes vers les marchés extérieurs, les problèmes d’exportation, ainsi que la fixation des prix, autant de défis qui freinent le plein essor de la filière. Pour rappel, le cajou représente près de 9% du Produit intérieur brut (Pib) de la Côte d’Ivoire. Bêh Soro salué les efforts du président Alassane Ouattara, dont les initiatives en faveur de l’agriculture ont contribué à renforcer la résilience et la performance du secteur anacarde et du cajou.
Pacôme Koffi