La réaction de l’Association patronale des entreprises de transport terrestre de Côte d’Ivoire est attendue après la nouvelle augmentation des produits pétroliers entrée en vigueur le 1er août 2026.
La nouvelle hausse des prix des produits pétroliers, effective du 1er au 31 août 2026, pourrait avoir des répercussions sur le secteur du transport terrestre en Côte d’Ivoire. Selon la révision tarifaire officialisée par la Direction générale des hydrocarbures, le litre de super sans plomb passe de 875 à 905 FCFA, soit une augmentation de 30 FCFA, tandis que le gasoil, principal carburant des véhicules de transport, passe de 700 à 725 FCFA le litre. Le pétrole lampant enregistre également une hausse, passant de 745 à 780 FCFA le litre.
Cette décision intervient dans un contexte où les entreprises de transport font déjà face à une augmentation continue de leurs charges d’exploitation. Les professionnels du secteur évoquent notamment le poids des mesures fiscales et sociales, la revalorisation du SMIG, l’évolution des salaires, les pénalités administratives ainsi que la hausse récurrente du coût du carburant.
Lors de la précédente augmentation des prix à la pompe, les transporteurs avaient exprimé leur mécontentement avant de renoncer à une augmentation immédiate des tarifs, à la suite d’un appel au dialogue lancé par le gouvernement.
Cette fois-ci, la nouvelle hausse du gasoil ravive les inquiétudes. Selon des informations recueillies auprès de sources proches du secteur, l’Association patronale des entreprises de transport terrestre de Côte d’Ivoire (APETT-CI) pourrait engager des concertations en vue de solliciter une révision des tarifs du transport afin de compenser l’alourdissement des coûts d’exploitation. À ce stade, cette éventualité n’a toutefois pas encore été officiellement confirmée par l’organisation.
Une telle perspective pourrait avoir des conséquences directes sur les usagers, dans un contexte où le transport représente une composante essentielle du coût de la vie et de la mobilité quotidienne.
La réaction officielle de l’APETT-CI est désormais très attendue. Elle devrait permettre de connaître la position du patronat du transport terrestre, ses propositions ainsi que les solutions qu’il entend soumettre aux pouvoirs publics face à cette nouvelle hausse du carburant.
Alors que le dialogue avait jusqu’ici prévalu entre les transporteurs et le gouvernement, la question d’un éventuel réajustement des tarifs du transport pourrait rapidement s’imposer au centre des discussions, avec pour principal défi de concilier la viabilité économique des entreprises de transport et la préservation du pouvoir d’achat des populations.
P.K.