Clôture du Sirex 2024 /Pauline Tahi, pionnière de la métallurgie , faite officier de l’Ordre du Mérite des Mines

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Pauline Tahi, pionnière de la métallurgie , faite officier de l’Ordre du Mérite des Mine

Le Salon des Ressources Extractives et Énergétiques (Sirexe) 2024 a fermé ses portes ce dimanche 1er décembre 2024, en présence du Premier ministre, ministre des Sports et du Cadre de Vie, Robert Beugré Mambé. La cérémonie de clôture a été marquée par des distinctions décernées à des acteurs du secteur des mines, de l’énergie et du pétrole. Ainsi, Pauline Tahi, pionnières de la métallurgie  en Côte d’Ivoire, a été faite officier de l’Ordre du Mérite des Mines. Elle a reçu sa médaille des mains du ministre Mamadou Sangafowa.

Auparavant, Pauline Tahi avait été mise en lumière lors d’une cérémonie la veille. À cette occasion, la première femme ivoirienne à exercer dans  la métallurgie a été honorée et son parcours remarquable a été salué. Originaire de Côte d’Ivoire, Pauline Tahi a toujours été animée par une passion profonde pour les métiers techniques. Diplômée de l’École des Mines de Marrakech au Maroc, elle a d’abord suivi une formation en chimie industrielle, avec une spécialisation en traitement des minéraux. Bien que son parcours ait démarré dans un domaine peu conventionnel pour une femme, son engagement et sa détermination l’ont propulsée vers des succès dans un secteur souvent dominé par les hommes. Elle a partagé son parcours avec une audience captivée.

“J’ai choisi de me spécialiser dans le traitement des minéraux, un domaine que beaucoup considéraient comme un secteur sans avenir, surtout en 1988, quand la Côte d’Ivoire ne comptait pas de mines en production”, a-t-elle révélé. Mais malgré les préjugés et les obstacles, Pauline Tahi a persévéré. En 1992, elle a intégré une société minière à Aboisso, marquant le début d’une carrière longue de 32 ans dans le secteur minier. Pauline Tahi a encouragé les jeunes, et en particulier les jeunes femmes, à s’engager dans des secteurs techniques, souvent perçus comme inaccessibles. “Il est essentiel que les jeunes sachent ce qu’ils veulent faire et qu’ils se forment en conséquence”, a-t-elle insisté. Elle a également souligné l’importance d’adapter les formations aux réalités du marché de l’emploi, car, selon elle, le secteur minier offre de nombreuses opportunités. “Le secteur des mines nourrit son homme, non seulement sur le plan financier, mais aussi en termes d’épanouissement personnel”, a-t-elle ajouté.

Cependant, Pauline Tahi n’a pas occulté les difficultés auxquelles elle a dû faire face en tant que femme dans un secteur encore largement masculin. “La discrimination, bien que culturelle, est un défi que nous devons affronter. Mais dans ce secteur, le respect vient avec le travail. Il faut prouver par ses résultats”, a-t-elle expliqué. Elle a également souligné les défis physiques du métier, qui nécessitent persévérance, volonté et amour du travail. “Ce n’est pas facile, mais avec la volonté, on peut déplacer des montagnes”, a-t-elle conclu. Son témoignage a été une source d’inspiration pour de nombreux jeunes présents au salon, qui ont pu apprécier la force de caractère et l’ardeur au travail d’une femme pionnière dans un domaine exigeant.

Pacôme Koffi

 

 

 

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