Anacarde en Côte d’Ivoire/ Performances record et transformation locale en hausse à l’ouverture des JNEC-CI 2026

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L’or brun ivoirien était au cœur des échanges à l’ouverture de la 6ᵉ édition des Journées nationales des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire (JNEC-CI), marquée par l’annonce de résultats historiques et d’avancées majeures dans la transformation locale, malgré un contexte international particulièrement contraignant.

Ouvrant officiellement les travaux le mardi 20 janvier 2026, le directeur général du Conseil coton-anacarde-karité, Mamadou Berté, a salué la progression significative de la transformation locale, dont le taux a atteint 43 % en 2025. « La part destinée aux usiniers nationaux s’est élevée à 659 579 tonnes, contre 344 026 tonnes en 2024 », a-t-il précisé. Cette dynamique conforte la Côte d’Ivoire dans sa position de troisième transformateur mondial de noix brutes et de deuxième exportateur mondial d’amandes de cajou, traduisant des avancées notables en matière de création de valeur ajoutée et de compétitivité industrielle.

Malgré un environnement international difficile, marqué notamment par la baisse du dollar et l’instauration de nouveaux tarifs douaniers américains, la campagne 2025 s’est soldée par une production commercialisée record de 1 549 221 tonnes, contre 944 673 tonnes en 2024 et 1 225 935 tonnes en 2023.

Parallèlement, la Côte d’Ivoire a conservé son rang de premier exportateur mondial de noix brutes, avec plus de 860 000 tonnes expédiées vers des marchés stratégiques tels que le Vietnam et l’Inde. Ces exportations représentent à elles seules plus de la moitié des revenus FOB générés par la filière anacarde.

Pour le président de l’Association des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire (AEC-CI), également commissaire général des JNEC-CI, Alex N’Guettia Assouman, « l’avenir de l’anacarde ivoirienne repose sur la transformation locale, et l’exportation demeure aujourd’hui le principal soutien de l’ensemble de la chaîne de valeur ».

Pays à l’honneur de cette édition, le Vietnam était représenté par le secrétaire général adjoint de la Vinacas (Association vietnamienne des producteurs d’anacarde) et député à l’Assemblée nationale vietnamienne, Tran Huu Hau. Ce dernier a réaffirmé le rôle central de son pays dans l’industrie mondiale de la cajou. « Le Vietnam est une usine moderne de transformation, disposant de la technologie et du plus grand marché mondial de consommation d’amandes de cajou, représentant près de 80 % des parts de marché à l’exportation », a-t-il déclaré, se disant convaincu qu’une coopération renforcée entre la Vinacas et l’AEC-CI ouvrira de nouvelles perspectives de prospérité pour des millions d’agriculteurs.

Créées il y a près de dix ans, les JNEC-CI se sont imposées comme un cadre privilégié d’échanges, de concertation et de prospective pour les acteurs de la filière anacarde. Placée sous le thème « Quelle politique d’exportation pour un meilleur revenu au producteur et une transformation plus compétitive ? », l’édition 2026, qui s’achève le mercredi 21 janvier, réunit plus de 3 000 participants autour de panels de haut niveau, de rencontres B to B et de sessions dédiées aux femmes de la filière.

P. K. 

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