Le district autonome d’Abidjan a annoncé, samedi 6 décembre 2025, la suspension des mesures d’interdiction de circulation des motos et des tricycles sur plusieurs axes majeurs de la capitale économique. L’information a été rendue publique à travers un communiqué signé par le directeur de l’information, de la communication et des TIC du district, Nicolas Baba Coulibaly.
Cette décision intervient moins de 24 heures après la publication d’un premier communiqué, vendredi, qui interdisait formellement la circulation des engins à deux et trois roues sur des artères stratégiques de la ville. Les axes concernés étaient notamment les boulevards Félix Houphouët-Boigny, Lagunaire, de la République, Latrille, ainsi que les ponts Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et le 4ᵉ pont.
Le district justifiait initialement cette restriction par la nécessité d’appliquer une mesure gouvernementale instaurée depuis septembre 2021. Cette politique vise à mieux réguler la circulation des motos et tricycles, dans le but de renforcer la sécurité routière et de réduire les nombreux accidents impliquant ces engins. Ce dispositif, régulièrement rappelé par les autorités, s’inscrit dans une stratégie globale d’assainissement de la mobilité urbaine à Abidjan.
Cependant, l’annonce de vendredi avait suscité une vague de réactions au sein de la population. De nombreux usagers avaient exprimé leur mécontentement, dénonçant une mesure jugée trop brusque et susceptible de pénaliser encore davantage les travailleurs dépendant de ces moyens de transport. Les motos-taxis et tricycles, très utilisés dans plusieurs communes, constituent en effet un mode de déplacement essentiel pour des milliers de personnes.
Face à ces réactions et dans un souci d’apaisement, le district autonome d’Abidjan a finalement décidé de suspendre temporairement l’application de l’interdiction. Dans son nouveau communiqué, il invite les usagers concernés à adopter un comportement responsable sur les voies publiques, notamment en respectant strictement le code de la route et les consignes de sécurité. Le district rappelle également que la régulation de ces engins demeure un enjeu crucial pour la sécurité de tous.
Si aucune nouvelle date n’a été annoncée quant à une éventuelle réinstauration de la mesure, le district indique qu’il poursuivra les échanges avec les acteurs concernés afin de trouver des solutions durables conciliant mobilité, sécurité et besoins socio-économiques des populations.