À la veille du Nouvel An, le président de la République a réaffirmé sa volonté de renforcer la discipline budgétaire et la transparence dans la gestion des finances publiques, afin d’offrir des services publics plus performants aux citoyens.
Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a annoncé, mercredi 31 décembre 2025, une gouvernance plus rigoureuse des finances publiques à partir de l’année 2026. Cette déclaration a été faite à l’occasion de son traditionnel discours à la nation, prononcé à la veille du Nouvel An.
« La rigueur dans la gestion économique et financière de l’État restera une priorité absolue », a affirmé le chef de l’État, soulignant la détermination du gouvernement à poursuivre l’optimisation des procédures de gestion des finances publiques. Cette démarche inclut notamment l’amélioration du suivi des paiements, le renforcement de la mobilisation des recettes et la consolidation des mécanismes de bonne gouvernance.
Au-delà de la discipline budgétaire, Alassane Ouattara a insisté sur la nécessité de moderniser l’administration publique afin de mieux répondre aux attentes des populations. Selon lui, l’ambition du gouvernement est désormais d’offrir aux citoyens des services publics plus accessibles, plus efficaces et davantage orientés vers leurs besoins, faisant de l’administration un véritable partenaire du citoyen.
Le président de la République a également annoncé une intensification de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette mesure vise à renforcer la crédibilité financière du pays et à positionner la Côte d’Ivoire comme un modèle de transparence et de gouvernance sur le continent africain.
Sur le plan budgétaire, l’année 2025 est marquée par un budget record de 15 339,2 milliards de francs CFA, largement orienté vers les investissements sociaux et les équipements structurants. Les autorités mettent en avant une maîtrise des dépenses de fonctionnement, conjuguée à des efforts soutenus pour réduire le déficit budgétaire et contenir la dette publique.
La dette ivoirienne est ainsi projetée à 56,8 % du produit intérieur brut (PIB), un niveau en deçà de la norme communautaire fixée par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette performance est soutenue par une amélioration continue de la fiscalité et une croissance économique jugée robuste.
À travers ces annonces, le chef de l’État entend consolider les bases d’une gestion publique plus responsable, au service du développement durable et du bien-être des populations ivoiriennes.
P. Koffi