Bilan de Mandat parlementaire 2021–2025/  Emile Kohou Guiriéoulou dresse le bilan d’un engagement entre législation, climat et développement local

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Abidjan, 6 décembre 2025 – C’est dans la salle Zulu de l’Hôtel Palm Club que l’honorable Emile Kohou Guiriéoulou, député de Guiglo commune et président de la Commission de la Recherche, de la Science, de la Technologie et de l’Environnement (CRSTE), a animé une conférence de presse pour présenter le bilan officiel de son mandat parlementaire 2021–2025. Un exercice de redevabilité marqué par la transparence, l’autocritique institutionnelle et l’annonce forte de son retrait de la course aux législatives du 27 décembre 2025.

 

Réélu après plus de dix ans d’absence de la scène politique nationale, Emile Kohou Guiriéoulou s’est inscrit, selon ses propres mots, dans « cinq années d’écoute, d’action et de fidélité aux valeurs républicaines ». Il rappelle que son mandat s’est déroulé dans un contexte national et international marqué par l’urgence climatique, l’essor du numérique, les tensions foncières et une demande croissante de transparence démocratique.

 

Structurant son action autour de trois axes majeurs – un travail législatif rigoureux, une diplomatie parlementaire climatique active et un engagement territorial constant – le député de Guiglo aura été au cœur de plusieurs réformes structurantes.

 

Un important bilan législatif

De 2021 à 2025, l’Assemblée nationale a adopté 168 lois. Membre du groupe parlementaire PPA-CI, Emile Kohou Guiriéoulou a participé activement aux travaux en commissions et en plénières. Sous sa présidence, la CRSTE a examiné et adopté 15 projets de loi majeurs, parmi lesquels les Codes de l’Environnement, de l’Eau, de l’Assainissement, de l’Urbanisme, la loi sur la lutte contre les changements climatiques, la promotion des startups numériques ou encore la protection de l’éléphant en Côte d’Ivoire.

 

Sur le plan de l’initiative parlementaire, il a déposé deux propositions de loi : l’une sur la réforme du foncier rural, l’autre sur la moralisation de la vie publique par la révision du code électoral. Deux textes qui, déplore-t-il, n’ont jamais été programmés pour examen.

 

Un contrôle gouvernemental limité mais des actions marquantes

 

Le député a reconnu la faiblesse des moyens de contrôle de l’action gouvernementale, évoquant toutefois plusieurs interventions notables : l’affaire Dahlia Fleurs, ayant conduit à l’annulation d’un projet hôtelier dans une réserve naturelle ; la crise des DATA, restée sans suite institutionnelle ; et le dossier sensible de la forêt classée de Goin-Débé, pour lequel un projet de restauration est en cours avec déclassement partiel au profit des populations riveraines.

 

Sur le plan international, Emile Kohou Guiriéoulou s’est imposé comme une figure du leadership climatique parlementaire africain. Il a représenté la Côte d’Ivoire à plusieurs Conférences des Parties (COP) et est le président fondateur du Réseau des Parlementaires Africains sur le Changement Climatique (RPACC), créé à Abidjan en septembre 2024. Le réseau a déjà élaboré un projet de loi modèle africain sur le climat et un outil numérique de suivi de l’action climatique.

 

 

De 2021 à 2025, le parlementaire a multiplié les tournées de restitution, les médiations communautaires et les actions de proximité. Accès à l’eau potable, gestion du foncier rural, accompagnement des mutuelles de développement, soutien aux infrastructures villageoises, projets de formation en acupuncture, don de près de 2 000 ouvrages pour une future bibliothèque municipale : l’action locale a été au cœur de son mandat.

 

Une critique sans détour du fonctionnement du Parlement

 

Fort de ses quinze années de pratique parlementaire (2001-2010 et 2021-2025), Emile Kohou Guiriéoulou a livré une analyse sévère de l’institution : contestation du bicamérisme actuel, faiblesse du contrôle parlementaire, recours excessif aux ordonnances, marginalisation de l’opposition, absentéisme, manque de moyens matériels pour les députés et déficit de communication institutionnelle. Il plaide notamment pour le retour à un Parlement unicaméral, la création d’une chaîne parlementaire et un réel renforcement du pouvoir de contrôle.

 

Une sortie politique assumée

Moment fort de la conférence : l’annonce officielle de sa non-candidature aux législatives de décembre 2025. Une décision mûrement réfléchie, déjà communiquée à ses populations depuis 2023, afin de « laisser s’ouvrir l’espace à de nouvelles figures ». Il assure néanmoins poursuivre son engagement sur le foncier rural, qu’il considère comme un enjeu vital pour la résilience sociale.

Pacôme Koffi 

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