Interview avec Frantz François-Haugrin

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A la base ingénieur en agro-alimentaire de formation, Frantz François-Haugrin, est musicien et qualiticien et gérant d’une société basée en Martinique, orientée vers la fabrication de compléments alimentaires à base de plantes médicinales. Venu en Côte d’Ivoire sur invitation d’une structure culturelle, il cherche des opportunités de travail avec des entreprises ivoiriennes. Il s’est prêté à nous pour parler de la musique et du pont culturel entre les Antilles et l’Afrique.

 C’est la première fois que vous venez en Côte d’Ivoire ?

Oui c’est la première en Côte d’Ivoire et en Afrique.

Comment êtes-vous entré dans le monde musical et où en êtes-vous ?

 Je suis musicien, j’ai un groupe nommé Souche, qui fait de la musique autour des rythmes traditionnels de la Martinique. Je suis guitariste de formation et j’ai pris des cours d’art dans une école de musique. Je n’ai pas fait le circuit traditionnel de musicien. C’est-à-dire, jouer dans des orchestres qui jouent de la musique traditionnelle, tel le zouk ou autres. Je fais de la musique par passion et de manière très épisodique. J’ai rencontré un ami qui m’a présenté des textes et m’a demandé de faire des musiques pour lui. Je lui ai proposé des musiques à base traditionnelle. Et aujourd’hui nous avons notre groupe qui tourne qui fonctionne et qui a déjà produit deux albums. Avec lesquels nous avons fait quelques petites tournées locales en Martinique.

Qu’êtes-vous venu faire en Côte d’Ivoire ? Et avez-vous eu des rencontres des opportunités dans le secteur culturel ?

Je suis venu en Côte d’Ivoire pour rechercher des opportunités économiques. Et aussi pour des opportunités dans le domaine culturel. Evidemment ! Il y a Georges Ravoteur, qui est Martiniquais comme moi et de la même commune aussi, avec qui j’avais déjà échangé. Et nous envisageons de faire une tournée en Côte d’Ivoire dans deux ans. Nous cherchons des partenariats dans des associations municipales ou dans des fêtes, pour des échanges culturels. Nous cherchons aussi des opportunités dans le domaine de la culture en général.

Avez-vous rencontré des groupes ou orchestres et leur avez présenté votre talent de guitariste ?

Je n’ai malheureusement pas rencontré d’autres musiciens. Nous sommes en contact avec certaines personnes, mais elles n’étaient pas disponibles quand nous venions. Nous allons dans le Bafing pour la fête d’une association de valorisation culturelle, qui nous a reçus déjà à l’occasion d’une réunion. Nous envisageons de faire des échanges avec cette structure et aussi avec l’Association des Antillais et guyanais de Côte d’Ivoire.

Depuis les Antilles, comment percevez-vous la musique ivoirienne an particulier et africaine en général ?

Je n’entends pas beaucoup de musique ivoirienne à la Martinique. Quand par exemple Meiway avait fait ‘’Abidjan Godéba’’, son album avait eu un grand succès et, l’a conduit en Martinique. Les autres groupes ivoiriens, on les entend sur des radios internationales, comme Rfi et France Culture. Mais dire qu’on entend de la musique ivoirienne à la Martinique, non je ne dirai pas çà.

Quel genre de coopération voudriez-vous faire avec des potentiels artistes musiciens que vous pourriez rencontrer ?

Ce qui serait intéressant, c’est qu’on fasse des concerts en commun, des échanges et qu’ils viennent aussi en Martinique et qu’on s’enrichisse les uns des autres dans nos différentes cultures. Ce, parce que nous avons une culture assez riche. Au niveau des rythmes, des percussions, nous avons quand même pas mal de richesses.

Quel regard portent les Antillais sur leur mère patrie, l’Afrique ?

Aujourd’hui, c’est très positif. Les Antillais cherchent beaucoup de contacts avec l’Afrique. Beaucoup veulent revenir, la connaître et probablement s’y installer et avoir des opportunités avec l’Afrique. Le chemin est très ouvert et l’Afrique est vue comme l’avenir pour nous les Antillais. Il y a des entrepreneurs qui essaient de mettre en place des lignes directes Afrique-Antilles. Et donc, je pense que d’ici quelque temps, les Antillais viendront assez régulièrement en Afrique. En échange, les Africains viendront aussi aux Antilles.

 

Propos recueillis par Clément Koffi

 

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