Le rideau est tombé sur la 4e édition du Salon du cinéma au féminin.
Du 3 au 4 octobre 2024, le Salon du cinéma au féminin s’est tenu à l’hôtel Rose- Blanche (Cocody-Angré) autour du thème :« Industrialisation du cinéma ivoirien : structuration et cadre législatif du marché ». Initié par Rita Ambeu, cet événement a rassemblé près de 250 professionnelles du secteur, marquant une étape importante pour le développement du cinéma en Côte d’Ivoire. Dans un bilan jugé positif, Rita Ambeu a souligné que deux courts-métrages ont été projetés et soixante acteurs ont été formés. Le salon a également vu la remise de prix, incluant le concours pitch 2024, mettant en lumière des projets prometteurs. Les panels, riches en échanges, ont permis aux acteurs du cinéma d’identifier les défis du secteur tout en proposant des solutions. « En les accompagnant à devenir des professionnelles, nous créons des cinéastes de qualité pour l’avenir », a déclaré Rita Ambeu, affirmant que cette initiative favorisera une augmentation de productions cinématographiques de qualité réalisées par des femmes. L’événement a bénéficié du soutien de l’Office national du cinéma de Côte d’Ivoire (Onac- ci), représenté par Eude Pokou. Celui-ci a rappelé l’importance de la structuration du secteur cinématographique et des réformes en cours, notamment la création d’une école de cinéma, la mise en place de l’Office national du cinéma de Côte d’Ivoire (Onac- ci) et d’un fonds de soutien pour les cinéastes. « Ce genre de salon est le moment de célébrer la femme », a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité de la mise en place d’une faitière incluant tous les acteurs de la chaîne de valeur pour un cinéma ivoirien plus solide et avoir un seul interlocuteur. Yolande Bogui, présidente de l’association internationale des femmes du cinéma et de l’audiovisuel, a souligné la rareté des productions dues à un manque de financement. Elle a plaidé pour un soutien accru afin de permettre aux femmes de mieux s’exprimer dans ce domaine. Le salon a également récompensé deux jeunes réalisatrices notamment la Burkinabè Leila Marques pour son film « Mémoires » et l’Ivoirienne Koffi Affoué pour « Dame sabot ». Des diplômes ont également été remis à de jeunes filles ayant suivi une formation de six mois à l’académie du cinéma au féminin.
Pacôme Koffi