La tournée du documentaire « Et si KONG m’était Ra-KONG-té » se poursuit à travers la Côte d’Ivoire, portée par la détermination de son réalisateur, Serge Koléa, journaliste émérite et Super Ebony 2019. Lors d’une rencontre avec la presse, le jeudi 27 novembre à Cocody, il a salué le rôle déterminant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, dont l’appui a permis la diffusion du film dans plusieurs grandes villes, notamment auprès du public estudiantin.
Déjà projeté avec succès dans différentes salles du pays, le documentaire reprendra sa tournée après la parenthèse électorale. Cette nouvelle phase, prévue sur trois mois, couvrira une cinquantaine de localités, avec une grande clôture annoncée dans les villes de Kong et Ferkessédougou. Le film retrace l’histoire de Kong et de la dynastie Ouattara, un patrimoine essentiel destiné à sensibiliser la jeunesse sur ses racines et son héritage culturel.
Toutefois, malgré le fort engouement du public, la tournée a dû être brièvement suspendue après quatre projections, dont la dernière à Bouaké. « Nous avançons sur fonds propres, avec seulement quelques appuis ponctuels. Aujourd’hui, ce n’est plus possible », a confié Serge Koléa, déplorant les difficultés financières qui freinent la continuité du projet.

Le réalisateur a souhaité préciser les démarches entreprises pour une diffusion officielle dans les écoles. La demande d’autorisation, a-t-il insisté, est adressée exclusivement à la ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, Mariatou Koné, à qui un courrier officiel a déjà été transmis. Le film, doté d’une forte dimension pédagogique, vise en effet à être intégré dans le système éducatif pour toucher un maximum de jeunes.
Si le ministre Adama Diawara n’est pas le principal financeur, il a néanmoins contribué à lancer les premières actions, notamment en assistant à la première au cinéma Majestic Ivoire et en accordant un soutien financier pour amorcer la tournée. Aujourd’hui, Serge Koléa appelle les autorités, particulièrement celles proches de la Présidence de la République, à soutenir davantage l’initiative.
Rappelant que les projections restent gratuites et sans vocation commerciale, il insiste sur la nécessité d’une mobilisation des autorités locales pour accueillir les séances et permettre au documentaire de poursuivre sa mission : valoriser l’histoire de Kong et, au-delà, celle de la Côte d’Ivoire.
P. Koffi