La Banque africaine de développement (BAD) franchit un nouveau cap dans son engagement en faveur de la transformation du continent. Du 7 au 11 août 2025, elle a soutenu à Lusaka, en Zambie, une initiative de formation à l’intelligence artificielle (IA) destinée à renforcer la mise en œuvre de l’Agenda 2063, feuille de route stratégique de l’Union africaine.
Ce cinquième séminaire annuel, dédié à l’exploitation de l’IA pour le suivi, l’évaluation et la production de rapports sur le deuxième plan décennal (2024-2033) de l’Agenda 2063, a bénéficié d’un appui technique et financier de la BAD via son Bureau d’appui au secrétariat conjoint (JSSO).
Coparrainée par la Commission de l’Union africaine et la Fondation africaine pour le renforcement des capacités (ACBF), la rencontre a réuni des représentants des États membres afin de renforcer leurs compétences en outils numériques et innovations technologiques. Objectif : améliorer le suivi des politiques publiques et la reddition de comptes sur les priorités continentales.
Les participants ont exploré, à travers des sessions pratiques, des plateformes émergentes comme Ailyse, ChatGPT, Google AI Studio, Google Gemini ou Perplexity. Ces outils peuvent, selon la BAD, transformer l’analyse des données, faciliter des décisions éclairées et promouvoir des politiques fondées sur des preuves.
« Ces technologies révolutionnent la manière dont les données sont collectées et analysées, tout en permettant des interventions plus ciblées et une allocation optimale des ressources », a souligné Abibu Tamu, coordinateur principal des programmes à la BAD.
Au-delà des ateliers, le séminaire a servi de plateforme d’échanges entre pairs, favorisant le partage d’expériences et de bonnes pratiques. Par ce soutien, la BAD réaffirme sa volonté de placer l’innovation et l’IA au cœur de la transformation de l’Afrique.
P.K.