La Côte d’Ivoire poursuit sa transition numérique avec une avancée majeure : le lancement officiel de la facture normalisée électronique, intervenu le lundi 21 juillet 2025 au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan. Cette cérémonie, présidée par le Premier ministre, ministre des Sports et du Cadre de vie, Robert Beugré Mambé, a réuni plusieurs membres du gouvernement, des responsables de l’administration fiscale ainsi que des représentants du secteur privé.
Robert Beugré Mambé a salué une réforme stratégique pour l’économie ivoirienne. « L’impôt constitue la principale source de revenus de l’État. Mais plus que son niveau, c’est son iniquité qui nuit à l’économie », a-t-il affirmé, soulignant que cette innovation vise à élargir l’assiette fiscale tout en allégeant les charges pesant sur les contribuables honnêtes.
Un outil au service de la transparence
La facture normalisée électronique est appelée à transformer profondément la gestion fiscale. Elle permettra de lutter efficacement contre la fraude, d’assurer une meilleure traçabilité des transactions, et de simplifier les déclarations de TVA. Robert Beugré Mambé a exhorté les entreprises à adopter massivement ce dispositif : « Soyons les ambassadeurs résolus de cette solution informatique. »
Le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a rappelé que cette réforme s’inscrit dans une dynamique globale de modernisation portée par la Direction générale des impôts (DGI). Elle s’insère dans le cadre du document stratégique pour la mobilisation des recettes 2024-2028, avec pour ambition de bâtir une Côte d’Ivoire « prospère et équitable ».

Vers une administration plus performante
Pour Ouattara Sié Abou, directeur général des impôts, la facture normalisée électronique est « un tournant historique », fruit de plus de 20 ans de travail. Il a mis en avant les avantages : archivage simplifié, pré-remplissage des déclarations, réduction des litiges, et amélioration des relations avec les partenaires commerciaux.
Avec cette réforme, la Côte d’Ivoire s’aligne sur les standards internationaux en matière de gouvernance économique, tout en renforçant la compétitivité des entreprises locales. Le Premier ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à mobiliser les moyens nécessaires pour faire de cette transition numérique un levier de développement inclusif et durable.
Pacôme Koffi